Biomarqueurs sanguins permettant de distinguer un AVC ischémique d’une hémorragie intracérébrale

À retenir

  • Un panel de biomarqueurs sanguins, dont la protéine acide fibrillaire gliale (glial fibrillary acid protein, GFAP), la protéine fixant le rétinol 4 (retinol binding protein 4, RBP-4), le peptide natriurétique de type B et le fragment N-terminal du propeptide natriurétique (N-terminal pro B-type natriuretic peptide, NT-proBNP), issus de patients suspectés d’AVC (accident vasculaire cérébral) pourraient s’avérer utile pour évaluer rapidement si un traitement thrombolytique est nécessaire avant l’hospitalisation.

Pourquoi est-ce important

  • La thrombolyse intraveineuse avec activateur tissulaire du plasminogène recombinant (tissue plasminogen activator, tPA) et la thrombectomie mécanique sont des traitements thrombolytiques conçus pour recanaliser les vaisseaux sanguins du cerveau chez les personnes victimes d’un AVC ischémique aigu.

  • L’instauration précoce d’une thrombolyse (dans les 90 minutes suivant l’apparition) est associée à une réduction significative du handicap fonctionnel. Cependant, une tomodensitométrie est nécessaire pour exclure une hémorragie intracérébrale avant de pouvoir poursuivre la thrombolyse.

  • Des preuves suggèrent que des biomarqueurs sanguins pourraient servir à identifier rapidement les personnes victimes d’un AVC ischémique afin de permettre une recanalisation plus rapide et d’améliorer les résultats.